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Static hash : le hash tamisé à l’électricité statique

Sommaire9 sections
  1. Le static hash, à quoi ça ressemble vraiment dans la main
  2. Comment on récolte la résine à l'électricité statique
  3. Static, tamis sec, bubble hash, charas : le match honnête
  4. Ce que « static hash effet » et « static drogue » veulent vraiment dire
  5. Choisir son static hash : les signes d'une belle pièce
  6. Le cadre légal français : ce que tu peux acheter, et sous quelles conditions
  7. Ton rituel static : température, émiettage, conservation
  8. Conclusion
  9. Questions fréquentes
static hash — plan d'ouverture éditorial, sujet net au premier plan, profondeur de champ courte, lumière natur

Tu ouvres le sachet, et la première chose qui te saute aux yeux, c’est la couleur. Une poudre sable clair, parfois blond doré quand la matière de départ était belle. Pas de vert, pas de brun terreux : du sable, l’ami.

Le static hash, c’est un hash tamisé à sec où l’électricité statique fait le tri : la charge attire les têtes de trichomes et laisse la matière végétale derrière. Attention quand même, c’est la description qu’en donnent les sites marchands qui le commercialisent en France, pas un protocole sorti d’une publication scientifique.

De là vient cette teinte pâle, presque minérale. Quinze ans à voir des têtes pleurer la résine, et je te le dis franchement : c’est le hash des obsédés de la pureté, et ça se voit avant même d’y toucher.

📌 En bref : on regarde d’abord à quoi ça ressemble vraiment dans la main, puis comment se récolte cette résine à l’électricité statique. Ensuite on compare honnêtement static, tamis sec, bubble et charas, on décrypte ce que veulent dire « static hash effet » et « static drogue », on pose le cadre légal français, et on finit sur les signes d’une belle pièce.
ℹ️ En France, les résines vendues légalement sont des hash CBD (ou CBG) sous le seuil de 0,3 % de THC. Réservé aux adultes.

L'essentiel en 30 secondes

Le static hash est une poudre sable clair à blond doré, obtenue par tamisage à sec grâce à l’électricité statique qui isole les têtes de trichomes. Sec au toucher mais malléable à la chaleur, il se distingue par sa pureté, sa fragilité et son prix élevé, dans le respect du cadre légal français sur le THC.

  • Une poudre granuleuse et sèche qui s’agglomère en boulette souple à la chaleur de la main
  • Un rendement plus faible mais une pureté recherchée, à conserver au frais, au sec et à l’abri de la lumière
  • « Static » désigne une méthode de récolte, pas une substance, et reste soumis au même plafond légal de THC que la fleur d’origine

Le static hash, à quoi ça ressemble vraiment dans la main

Passe maintenant du regard aux doigts, c’est là que ça cause vraiment. Une pincée de static hash entre le pouce et l’index, ça crisse : une poudre sèche, granuleuse, quelque part entre le sucre glace un peu grossier et le pollen fin.

Garde-la trois secondes au creux de la paume et elle change d’avis, la coquine. La seule chaleur de la main suffit à l’agglomérer en petite boulette souple, légèrement collante. Ce double comportement, sec au repos et malléable dès qu’on le réchauffe, c’est le premier indice sérieux d’un travail à sec bien mené.

Le site spécialisé La Plaquette qualifie d’ailleurs le static de méthode « un peu plus poussée » que le simple dry sift. Ce surplus de tri, la source ne le dit pas, mais moi je te le confirme : tu le sens littéralement sous les doigts.

À l’inverse, une poudre chargée en poussière végétale reste farineuse et refuse de se prendre en masse. Tu peux la presser tant que tu veux, elle s’effrite. Chez nous au comptoir, on disait tout simplement qu’elle « ne tient pas ».

Le nez confirme ce que la main a compris, comme toujours. Un tamis sec classique, brun-vert, te sort souvent une odeur de foin coupé et de vert : la chlorophylle prend le dessus.

Là, comme il ne reste quasiment que des têtes de trichomes, le profil terpénique arrive tout nu : floral, résineux, agrume ou poivre selon la variété de départ. La séparation électrostatique y est pour beaucoup, elle préserve l’intégrité des trichomes là où le brassage et l’eau les abîment[1].

💡 Le test de la miette : approche une flamme à distance d’un grain, sans le toucher. Un hash riche en résine gonfle, bulle et fond en laissant une trace ambrée. Une résine chargée en végétal, elle, noircit tout de suite et part en cendre grise. Ce test dit la propreté de la manipulation, pas la teneur en cannabinoïdes : ça, seul le COA du lot te le donne, chiffres à l’appui.

Concrètement, ça change ta façon de faire ta cure. Là où tu poserais une miette généreuse de résine pressée, une pointe de couteau de static suffit à parfumer toute la session. Vas-y doucement, quitte à en rajouter après.

Et surtout, oublie le grinder et l’émiettage à la savonnette. Cette poudre se manipule sec, à froid, du bout des doigts ou avec une pointe métallique.

Plus tu la tripotes, plus elle se compacte et perd de sa finesse. Un hash CBD tamisé de cette façon, ça se travaille avec des gestes d’orfèvre, pas de bûcheron.

Comment on récolte la résine à l'électricité statique

Cette poudre-là, mon ami, elle ne tombe pas toute seule dans le bac. Derrière, il y a une petite leçon de physique qu’on apprenait tous à l’école sans y prêter attention.

Souviens-toi du ballon de baudruche frotté sur le pull, celui qui attire les confettis posés sur la table. On charge une surface, et cette charge va chercher ce qui est le plus léger et le plus mobile. Sur une tête bien sèche, ce sont les têtes de trichomes.

C’est très exactement ce que décrit l’étude de séparation électrostatique publiée sur PubMed Central : la matière végétale porte une charge positive, les trichomes une charge négative de 20 à 100 pC, et un champ électrique suffit à faire le tri[1]. Un procédé entièrement sec, sans le moindre solvant chimique. Pas d’eau, pas de glace, pas de butane. Juste une charge et de la patience.

La tête du trichome, c’est une petite bille de résine montée sur une tige fine, comme un champignon miniature. La charge décolle la bille et laisse derrière la tige, la feuille et la fibre, trop lourdes pour suivre.

C’est ce que les vendeurs appellent du head-only : rien que la partie glandulaire. Un dry sift classique, lui, embarque tiges et poussière de feuille, d’où sa couleur plus verte.

Le déroulé, sur le terrain, tient en quatre gestes :

  • Matière parfaitement sèche et froide : trim ou belles pièces bien affinés, passés au froid (parfois carrément frozen quelques heures) pour rendre les trichomes cassants.
  • Agitation contrôlée : on secoue peu et doucement, sinon on casse tout et on ramène de la matière végétale.
  • Surface chargée : c’est elle qui fait le tri, l’attraction électrostatique remplace le maillage serré du tamis.
  • Collecte du sift : à la carte ou à la spatule, sans jamais la tasser.
⚠️ L’humidité ambiante est l’ennemie du procédé. Un air chargé en eau dissipe la charge électrostatique, la résine colle au lieu de sauter, et la récolte tombe à presque rien. C’est pour ça que ce travail se fait dans un local sec, frais et maîtrisé.

Maintenant tu comprends pourquoi une static hash resine coûte ce qu’elle coûte. Matière de départ irréprochable, séchage lent, pièce climatisée, opérateur à la main légère.

Ce que je constate à chaque lot qui passe entre nos mains chez Spliff : deux fleurs de la même variété, séchées différemment, ne rendent jamais pareil. L’affinage compte autant que la génétique. Et comme le profil aromatique suit la même logique, ce qu’on appelle les effets static hash dépend d’abord du terroir de la fleur, pas d’une recette magique.

C’est aussi pour ça qu’un catalogue de static reste une sélection courte : on ne fabrique pas des palettes de ce truc-là. Quand tu en croises, c’est souvent en petites séries, parfois réservées aux professionnels et aux revendeurs. Rareté du geste, rareté du produit, comme toujours quand on travaille à la main.

Static, tamis sec, bubble hash, charas : le match honnête

La vraie question tombe au comptoir : est-ce que ça vaut mieux que ce qu’on faisait avant ? Réponse d’ancien : ça dépend de ce que tu cherches.

Chaque famille de hash, c’est un compromis entre trois choses qui ne s’entendent jamais : la pureté, la quantité récoltée et les arômes. Le tamisage à sec par charge statique met le curseur à fond sur les deux premiers. Et il paie la note sur le rendement.

Voilà le match, sans complaisance.

Méthode Matériel Pureté Rendement En bouche
Static (hash static sift) Air sec, froid, surface chargée par électricité statique Très élevée, quasi head-only Faible Floral, terpénique, net
Tamis sec classique Tamis à mailles, agitation manuelle Variable selon les passes Correct à bon Plus rond, note de foin
Bubble hash / ice o’lator Eau, glace, sacs microns, séchage long Élevée, jusqu’au full-melt Bon sur belle matière Gras, fruité, dense
Charas frotté main Les paumes, la plante fraîche, du temps Moyenne, résine + fines Très faible Épicé, cuir, terreux
Afghan / népalais pressés Tamisage puis pressage à chaud Moyenne Élevé Boisé, sombre, épais

Ce que le static rafle : zéro eau, zéro solvant, zéro oxydation. La résine ne trempe pas, ne chauffe pas, ne s’écrase pas. Les arômes arrivent intacts dans ton bol, c’est tout l’intérêt du bidule.

Certains vendeurs y vont fort et annoncent « la résine la plus pure qu’on puisse produire ». Les mesures, elles, sont plus sobres : le tamisage seul sort 40 à 50 % de trichomes en première passe, la séparation électrostatique monte à 80 à 95 %, et il faut deux passes ou plus pour approcher les 98 %[1].

Mon avis d’ancien : la formule est vraie sur le principe de séparation, mais elle ne dit rien de la matière de départ. Et c’est là que tout se joue.

Ce qu’il perd, et faut le dire franchement :

  • La fragilité : ça craint la chaleur, l’air et la lumière bien plus qu’un afghan pressé qui traverse les mois sans broncher. Mal stocké, un static vieillit vite et son profil dérive vers le CBN, ce cannabinoïde de dégradation qui apparaît quand la matière prend du temps et de l’oxygène.
  • Le prix au gramme, sensiblement plus élevé que les autres méthodes du tableau.
  • La quantité : tu n’achètes pas du static pour remplir un bocal, tu en achètes pour trois belles sessions.
💡 Bubble hash ou static ? Deux routes vers le même sommet. L’eau glacée casse les trichomes par le froid et le brassage, l’électricité statique les décroche à sec par la charge. Le bubble donne une matière plus grasse et plus généreuse, le static une poudre plus vive au nez. Pour le dab, les deux marchent ; pour sentir le terroir d’une variété, le static parle plus clair.

Reste le vocabulaire des vitrines, et là je te mets en garde. Gold hash, golden hash, ce ne sont pas des méthodes : ce sont des couleurs, rien de plus.

Même chose pour le « hash CBD le plus puissant » : c’est de l’argument de boutique, pas une donnée établie. Une qualité de static hash se juge sur son taux annoncé et son analyse en laboratoire, jamais sur un adjectif imprimé sur l’étiquette.

ℹ️ Charas, afghan et népalais sont cités ici comme repères techniques et culturels : ce sont des résines riches en THC, hors cadre légal français, et Spliff ne les vend pas. Ce que tu trouves légalement en boutique, c’est leur cousine en résine CBD ou CBG, avec l’analyse qui va avec.

Ce que « static hash effet » et « static drogue » veulent vraiment dire

Reste ce petit mot qui traîne dans les moteurs de recherche et qui fait tiquer : « static drogue ». Autant le régler tout de suite, au comptoir, entre nous.

« Static » ne désigne aucune substance. C’est le nom d’un geste de récolte, comme on dit « pressé à la main » ou « tamisé au sac ». La confusion vient de l’anglais static sift hash, mal traduit et mal recopié, où le mot finit par sonner comme un nom de produit.

ℹ️ Aucun produit de synthèse n’entre dans un hash static : il n’y a que de la résine végétale et un tamis chargé.

Le mot fait peur parce qu’il sonne moderne. Pourtant le static hash n’est rien d’autre qu’une évolution du tamisage à sec, le bon vieux dry sift des anciens : même matière, même absence de solvant, un champ électrique en plus[1]. Une évolution de geste, pas une nouvelle molécule. Et pour lever le dernier doute : le CBD ne provoque pas d’effet « high » et n’est pas classé comme stupéfiant[4].

Deuxième malentendu, plus tenace : pureté et puissance ne sont pas la même chose. Un tamis ne fabrique rien, mon vieux, il trie. Il enlève la fibre, la chlorophylle, la poussière, et concentre ce que la plante avait déjà produit.

Autrement dit, le taux d’un hash CBD static dépend d’abord de la variété de départ et de la qualité du trim. Deux static parfaitement propres, issus de deux génétiques différentes, n’afficheront jamais les mêmes chiffres. Et le taux annoncé n’est pas toujours le taux réel : sur 248 produits « CBD » analysés en 2023, 30 dépassaient le plafond légal de THC[6].

La méthode te garantit un profil terpénique intact et une résine débarrassée du végétal, pas un nombre sur l’étiquette. Chez nous, la question qui revient le plus souvent en service client, c’est justement celle du taux. Et neuf fois sur dix, la vraie réponse tient dans le certificat d’analyse, pas dans le nom du procédé.

D’où le réflexe à prendre devant une fiche produit :

  • La variété et la matière de départ : trim, fleurs entières, culture indoor ou plein champ.
  • Le taux total de cannabinoïdes annoncé, CBD ou CBG, et non un vague « premium ».
  • Une analyse de laboratoire par lot, datée, consultable, pas un chiffre rond sorti du chapeau.

Quand une annonce promet un taux spectaculaire sans lot ni analyse, méfie-toi : sur un hash resine CBD, c’est le document qui parle, jamais l’adjectif.

Choisir son static hash : les signes d'une belle pièce

Reste le moment qui compte vraiment : celui où tu sors la carte bleue. Là, personne ne peut sentir le produit à ta place.

Alors voilà ma routine d’achat, celle que j’applique avant de payer un gramme de static hash plus cher qu’un pollen. Quatre contrôles, dans cet ordre.

  • La couleur d’abord : blond doré à sable clair. Si ça tire au vert, la charge a embarqué de la fibre végétale avec les trichomes.
  • Le toucher ensuite : sec et crissant. Une poudre déjà grasse en sachet a pris l’humidité ou a été pressée.
  • Le nez : floral, résineux, franc. Une odeur de foin ou de sac de sport, c’est du trim mal séché à la base.
  • La chaleur en dernier : ton ultime filtre avant de payer.

Pourquoi cette obsession de la couleur ? Parce que le procédé lui-même l’impose. Le procédé ne récupère que les têtes de trichomes, à froid, sans eau ni solvant, et il préserve leur intégrité précisément parce qu’il les malmène très peu[1]. Un produit vert trahit donc un tri raté, pas un « style maison ».

⚠️ Le faux static le plus courant, c’est du kief simplement tamisé au grinder, rebaptisé pour justifier le prix. Plus foncé, plus hétérogène, il laisse un résidu noir au lieu de fondre proprement.

Le prix, parlons-en franchement. Un vrai static se paie plusieurs fois le tarif d’un pollen ordinaire. Un static au prix d’un pollen n’est pas une affaire, c’est un aveu.

Petit constat de terrain, côté Spliff : sur les retours clients, les déceptions concernent presque toujours des lots verdâtres ou collants. Jamais un lot blond et crissant. Mes quinze ans à voir des têtes pleurer la résine m’ont appris ça bien avant les fiches produit.

Côté catalogue européen, l’arbitrage se joue sur le profil que tu cherches. Nos résines CBD restent le terrain de jeu des amateurs de goût pur, tandis que les résines THCX visent un autre registre, avec une disponibilité qui dépend de la réglementation de ton pays de livraison.

Notre Static Hash maison, c’est exactement la référence de texture dont je te parle depuis le début : poudre sable clair, crissante au doigt, nez floral, et un COA consultable pour vérifier les taux au lieu de les croire sur parole.

💡 Envie du même registre aromatique sans rien allumer ? Le Magic Pod Live Rosin x2 joue aussi la carte de l’extraction sans solvant, et le Magic Pod classique reste l’option de poche la plus simple.

Reste le volet le moins fun du comptoir, mais celui qu’on ne saute jamais : ce que la loi française t’autorise vraiment à ranger dans ton tiroir.

Le principe, tu le retiens en deux secondes. Ce qui compte pour l’administration, ce n’est pas ta méthode de récolte mais ce qu’il y a dans le sachet à l’arrivée. Un concentré reste tenu au même plafond de THC que la fleur dont il sort.

Et là, ça devient très concret pour une résine. Quand tu concentres, tu concentres tout : les cannabinoïdes majeurs comme les traces.

Un producteur sérieux part donc d’une matière déjà très basse en THC. L’arrêté du 30 décembre 2021 encadrant le chanvre fixe la limite de THC applicable au produit fini. Sans cette précaution en amont, le static hash sort du cadre mécaniquement, sans que le producteur ait rien fait de travers.

ℹ️ Sur un concentré, l’analyse qui compte est celle du produit fini, pas celle de la fleur de départ. Un COA daté du lot que tu achètes, c’est la seule preuve qui vaille.

Le static hash dont parle le web anglophone n’est pas celui-là

Quand tu tombes sur des vidéos américaines ou des retours de Barcelone qui vantent un static sift hash à taux élevé, crois-moi, tu ne regardes pas le même produit. Ces marchés-là autorisent des concentrés chargés en THC, avec des règles locales qui ne franchissent pas la frontière.

Comparatif du cadre légal du hash en France et à l'étranger, avec le seuil de THC applicable au produit fini
Même geste, même poudre : seul le cadre légal change d’un pays à l’autre.

Chez nous, ce que tu trouves en boutique, c’est un hash CBD (ou CBG) obtenu par le même geste électrostatique, comme dans les résines CBD ou les résines THCX selon le cannabinoïde recherché. Le tout sous le plafond de 0,30 % de THC fixé par l’arrêté du 30 décembre 2021[2].

Même physique, même poudre couleur sable, cadre légal différent. Confondre les deux, c’est comme mettre le vin de messe et l’eau-de-vie du grand-père dans le même panier sous prétexte que ça fermente.

Fabriquer soi-même : le procédé ne blanchit pas la matière

La recherche, elle, prend le sujet au sérieux. Selon un article publié en mai 2025 dans le Journal of Cannabis Research (relayé par PMC, la bibliothèque du NIH), un séparateur électrostatique de trichomes constitue une approche innovante d’extraction, issue de trois ans de recherche et développement.[1]

Reconnaissance technique, oui. Autorisation, non. La nuance, on la répète assez souvent au comptoir : un procédé validé par la science ne rend pas légale la plante que tu y mets.

Le tamisage à l’électricité statique reste du purement mécanique. Mais la loi regarde la matière première, pas ton matériel. Partir d’une plante non autorisée te met hors cadre, aussi élégant soit le geste.

⚠️ Produits réservés aux adultes, déconseillés aux femmes enceintes ou allaitantes, et à éviter avant de prendre le volant.
Comparatif visuel — Le cadre légal français : ce que tu peux acheter, et sous quelles conditions
Le cadre légal français : ce que tu peux acheter, et sous quelles conditions

Ton rituel static : température, émiettage, conservation

Reste le plus important : ne pas gâcher ce que tu viens de payer au prix fort. Un static hash, ça se rate vite, et presque toujours de la même façon.

La règle tient en une phrase : cette résine est faite pour fondre, pas pour cramer. Trop chaud, et il ne te reste que du goût de brûlé sur une poudre qui méritait mieux.

Alors on travaille bas. Vaporisation de préférence, sur le réglage le plus doux que ton appareil accepte, quitte à monter d’un cran seulement si la vapeur reste trop maigre. Tu cherches le moment où ça bulle, pas celui où ça noircit.

💡 Petite astuce de comptoir : si tu tires au chalumeau ou au briquet, laisse toujours retomber la chaleur deux ou trois secondes avant de poser la matière. La différence sur le nez est flagrante dès la première bouffée.

Pour l’émiettage, souviens-toi de ce que tu as dans la main. ce que tu manipules, ce sont des têtes de trichomes séparées de la matière végétale par un champ électrique, presque rien d’autre[1].

Donc pincée directe dans le sachet, jamais de compactage inutile. Et dose petit. Vraiment petit : la quantité qui te semble ridicule est en général la bonne.

Si tout ce rituel te paraît beaucoup de manœuvres pour une pincée de poudre, il y a l’option sans matériel. La Magic Pod Live Rosin x2 reprend cette logique d’extraction sans solvant dans un format prêt à tirer, avec un profil full-spectrum qui garde le nez terpénique intact, et la Magic Pod joue la même carte en version plus simple. Zéro outil, zéro perte, un dosage constant d’une bouffée à l’autre.

Reste la conservation, et là on perd plus de belles pièces qu’on ne l’imagine. Un static mal rangé, c’est un bouquet qui s’éteint en quelques semaines, alors que le produit paraît encore parfait à l’œil.

  • Bocal hermétique en verre, jamais de sachet plastique laissé ouvert : l’air oxyde les terpènes.
  • Au frais et au sec, cette même fragilité à l’humidité qui pénalisait déjà l’extraction te suit jusque dans ton bocal.
  • À l’abri de la lumière, dans un placard fermé plutôt que sur l’étagère du salon.
  • Loin de toute source de chaleur, sinon la poudre s’agglomère toute seule.

Conclusion

Range ton bocal au frais, et prends deux minutes pour remettre tout ça en perspective.

Le static hash, au fond, c’est une histoire de patience récompensée. Quinze ans à voir la résine tomber dans un tamis m’ont appris une chose : plus tu cherches la finesse, moins tu récoltes. L’électricité statique pousse ce principe jusqu’au bout, et c’est bien là que se niche sa valeur.

Tu ne paies pas de la quantité, tu paies un tri. Un tri purement mécanique, sec, sans solvant, comme on l’a vu plus haut.

Concrètement, sur mes vieux tamis, un lot de trim bien sec me rendait quelques pour cent en poudre exploitable, et la fraction vraiment blonde, celle qui fond à la flamme, tenait dans une cuillère. Le static ne change pas cette loi, il l’assume juste sans tricher. C’est pour ça qu’un pot de static bien trié coûte plus cher au gramme qu’un pollen tout-venant : tu achètes ce qui a été jeté.

💡 Le bon réflexe à retenir : achète peu, achète propre. Un petit gramme bien trié vaut mieux que cinq grammes de poussière verte. Et exige toujours le certificat d’analyse (COA) du lot, taux de cannabinoïdes et contrôle contaminants : c’est le seul papier qui parle à ta place.

Le reste, c’est ton palais qui tranche. Va voir du côté des résines CBD ou des résines THCX, compare, sens, effrite. Et si tu préfères le format nomade sans cendre ni briquet, jette un œil aux pods live rosin ou aux pods classiques.

Bonne dégustation, l’ami.

Questions fréquentes

Comment est fait le static hash ?

Le static hash se récolte par électricité statique : une surface chargée attire les têtes de trichomes d’une matière parfaitement sèche et froide, sans passer par un tamis mécanique. L’agitation reste douce pour éviter de casser la matière végétale et de contaminer la poudre récoltée.

Comment faire du static hash soi-même ?

La méthode repose sur du trim ou des fleurs bien séchées, parfois passées au froid pour rendre les trichomes cassants. On charge une surface qui attire les têtes de résine par électrostatique, puis on secoue peu et doucement avant de récolter le sift à la spatule, sans jamais le tasser.

Le static hash est-il de bonne qualité ?

Une belle pièce se reconnaît à sa couleur blond doré à sable clair, sans teinte verte, à son toucher sec et crissant, et à son nez floral ou résineux. Le test de la flamme confirme la pureté : une résine propre gonfle et fond en ambré au lieu de noircir.

Comment fumer du static hash tamisé (sift) ?

Cette poudre se manipule sec, à froid, du bout des doigts ou avec une pointe métallique, sans grinder ni émiettage à la savonnette. Une simple pointe de couteau suffit à parfumer toute une session : mieux vaut en poser peu et en rajouter ensuite plutôt que de trop la tripoter.

Le static hash a-t-il un rendement important ?

Non, ce n’est pas sa force. Le tamisage à sec par charge statique privilégie la pureté et la finesse au détriment de la quantité récoltée : on n’en achète pas pour remplir un bocal mais pour quelques belles sessions, à un prix au gramme plus élevé que les autres méthodes.

Qu'est-ce que le static sift hash ?

« Static » ne désigne pas une substance mais un geste de récolte, comme « pressé à la main » ou « tamisé au sac ». Le static sift hash est donc un hash tamisé à sec où l’électricité statique remplace le maillage d’un tamis classique pour isoler les têtes de trichomes.

Comment conserver du static hash sans l'abîmer ?

Cette résine est fragile face à la chaleur, l’air et la lumière : elle doit être rangée dans un bocal hermétique en verre, au frais, au sec, à l’abri de la lumière et loin de toute source de chaleur. Mal stockée, elle vieillit vite et son profil dérive vers le CBN.

Sources

  1. Electrostatic separator of cannabis trichomes — étude publiée sur PubMed Central (NIH) — pmc.ncbi.nlm.nih.gov
  2. Arrêté du 30 décembre 2021 portant application de l'article R. 5132-86 du code de la santé publique (seuil de 0,30 % de THC) — www.legifrance.gouv.fr
  3. CBD : annulation de l'arrêté interdisant la vente des fleurs et feuilles de cannabis sans propriétés stupéfiantes — Conseil d'État, 29 décembre 2022 — conseil-etat.fr
  4. CBD, cannabidiol — glossaire de l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) — www.ofdt.fr
  5. Cannabis (résine, herbe, huile, CBD) — synthèse des connaissances, OFDT — www.ofdt.fr
  6. Cannabidiol : analyse de produits « CBD non pharmaceutiques » — rapport MILDECA, 2023 — www.drogues.gouv.fr

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